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Monnaie

RCA : le pari risqué du bitcoin

Par Cédric Gouverneur - Publié en juillet 2022
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Le chef d’État centrafricain Faustin-Archange Touadéra, en campagne à Bangui, le 12 décembre 2020. XINHUA/RÉA
Le chef d’État centrafricain Faustin-Archange Touadéra, en campagne à Bangui, le 12 décembre 2020. XINHUA/RÉA

La République centrafricaine est le deuxième État à avoir adopté la fameuse cryptomonnaie. Problème : son cours est en chute libre. Mais malgré les doutes, le président Faustin-Archange Touadéra affiche de grandes ambitions virtuelles.

En l’espace de sept mois, le cours du bitcoin a été divisé par 3,5 : de près de 70 000 dollars en novembre 2021 à 20 000 mi-juin. « Mais sur un intervalle de trois ans, cette monnaie n’a pas perdu de valeur », rétorque Sébastien Gouspillou, fondateur de la société de minage BigBlock DataCenter. Cet entrepreneur français, fervent promoteur du bitcoin, conseille les autorités du Salvador et de la République centrafricaine (RCA), les deux premiers États à lui donner cours légal : « C’est beaucoup plus fiable que la monnaie locale ou des dollars cachés sous le matelas », insiste-t-il. Pourtant, la chute du cours s’apparente à un crash. Des entreprises américaines de minage, Marathon Digital et Riot Blockchain, voient leur valeur divisée par 10 ou 12.

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