Richesse et inclusivité
Abidjan change de visage. Avec ses gratte-ciel, ses autoroutes, ses quartiers, ses adresses et ses modes de vie. Quinze ans de croissance soutenue – 6 à 7 % par an, l’une des plus fortes d’Afrique subsaharienne – ont créé de la richesse, de nouvelles classes moyennes, de nouvelles élites aussi, des fortunes parfois.
Les résidences sécurisées se multiplient à Cocody et à La Riviera. Les villas avec piscine et vue sur la lagune se négocient à des prix qui n’ont rien à envier à certaines capitales européennes. Et le marché déborde désormais des frontières de la métropole. Assinie d’abord, depuis longtemps terrain de prédilection de l’upper class abidjanaise.
Puis, plus loin, des destinations encore relativement confidentielles – Grand-Lahou, à l’ouest, Grand-Béréby, aux portes du parc national de Taï –, où une nouvelle génération de propriétaires cherche à la fois l’investissement, l’authenticité et l’horizon.
Ce mouvement dit la vitalité d’un pays en pleine expansion, économique mais aussi démographique, qui produit ses propres élites, ses entrepreneurs, ses cadres, ses familles qui accèdent à la propriété. D’où l’importance de promouvoir des politiques nationales d’inclusivité pour atténuer les inégalités. Le PIB par habitant atteint tout juste 3000 dollars en 2025 – en progression constante, mais encore 19% de la moyenne mondiale. L’indice de développement humain – 0,534, 166e pays sur 193 – place encore la Côte d’Ivoire dans la catégorie des pays à développement humain moyen, malgré un e progression de plus de 25% depuis 2010, la plus forte d’Afrique subsaharienne.
Objectifs chiffrés ambitieux d’ici à 2030: ramener le taux de pauvreté en dessous de 20% et dépasser la barre des 4500 dollars de revenu national brut par habitant, seuil symbolique du passage à la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Un sacré défi .