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Savoir partir...

Par empontie - Publié en février 2011
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« J’Y SUIS, J’Y RESTE ! » c’est quand même définitivement la seule vraie devise des grands quelqu’uns ! Pour tous, et à tous les niveaux. Le chef de service, la maîtresse du DG, le DG, le P-DG, le ministre, le chef d’État, quel que soit son biotope ou sa culture, cultive le même TOC, le même trouble compulsif, la même obsession obsédante : se maintenir à son poste. Celui ou celle qui en est écarté tombe immanquablement dans une profonde dépression.

Au sens propre, pour ceux qui finissent chez un psy à vie, abrutis de petites pilules roses qui leur permettent de continuer à rêver aux douceurs ouatées du passé. Au sens figuré, pour ceux dont le pouvoir a tellement endommagé le cerveau qu’ils n’ont de cesse de le garder à tout prix, envers et contre tous, prêts à mourir à la bataille. C’est bien parce que l’homme se connaît par cœur qu’il a inventé des règlements, des lois, des Constitutions, capables d’endiguer cette propension toute naturelle à vouloir rester en haut, sans jamais redescendre, sans accepter naturellement de se recycler, de faire autre chose… Ben non, y'a rien à faire, cet homme s’est trouvé instantanément une nouvelle marotte : se creuser le crâne pour contourner avec le maximum d’habileté ces fameuses lois pourtant inventées ou votées auparavant par lui-même… Incroyable ! Résultat, durant toute la période où il est en haut, il ne pense qu’à une chose : comment faire en sorte de ne jamais se retrouver en bas. Forcément, quand on a les neurones à 100 % branchés sur cet objectif, on risque accessoirement de ne pas avoir le temps de faire du vrai bon boulot. Dommage.

En effet, ce que les hommes devraient apprendre avec le temps et les années qui passent, c’est qu’il faut faire exactement le contraire. Celui qui aurait pour obsession compulsive de rendre son entreprise, quelle qu’elle soit, la plus performante possible, serait vénéré, regretté, adulé jusqu’à la fin de ses jours. Finie, la déprime post-pouvoir ou la tentation de s’accrocher au trône. Bonjour, les honneurs éternels. Après un passage couronné de succès lorsqu’il était en haut, il pourra tourner la page sans souffrance aucune, bien au contraire, puisqu’il conservera jusqu’au bout le respect des autres. Ces derniers le vénéreront, et là, il pourra avoir la grosse tête pour une bonne raison : il sera l’un des rares à avoir tout compris et tout gagné. Parce qu’il faut savoir que l’on a bien régné, seulement si l’on a su bien partir… Un adage valable à tous les niveaux de la société.

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