Sharouh : « Le remix est une manière de parler de notre histoire. »
La DJ et productrice française d’origine grecque et tunisienne explore le répertoire des musiques judéo-arabes, et plus largement du monde méditerranéen, pour enfiévrer les dancefloors. Elle recompose et remixe ces précieux héritages à travers l’électronique, mettant en valeur le syncrétisme de ces traditions. Sharouh porte une attention particulière à l’apport des femmes dans cette histoire, mixant des voix de militantes féministes ou revisitant par exemple l’oeuvre de Habiba Msika, chanteuse juive tunisienne des années 1920, engagée pour la liberté, l’émancipation, l’indépendance. Que ce soit avec son disque Ya Hasra (Akuphone, 2024), ou accompagnée des musiciennes Yael Lavie et Ysk Parchem, pour la DJ, mue par « un besoin de réconciliation » et une volonté de mettre en avant des figures oubliées, marginalisées, la mémoire est vivante et elle se célèbre, se transmet par la danse. Rencontre à l’occasion de la Fiesta des Suds à Marseille, qui s’est tenue du 8 au 11 octobre 2026.
Crédit photo : © Alix Marie