Trump,
l'empire et l'Afrique
Un an après son retour à la Maison-Blanche, le président américain fait preuve d’un impérialisme décomplexé. Le kidnapping de Nicolás Maduro et les menaces d’annexion du Groenland, un territoire danois, démontrent que rien ni personne n’est à l’abri. Dans cette vision globale, le continent se résume à une terre de migrants, qu’il rejette, et de ressources, qu’il convoite. Les Africains doivent s’interroger sur la meilleure façon d’affronter ce nouveau «choc exogène».
Janvier 2026 restera gravé dans l’histoire comme le point de bascule de la seconde présidence de Donald Trump. Le mois où «Super Trump» aura démontré qu’avec lui, tout est possible. Même l’impensable. Ainsi, le 2 janvier, il fait kidnapper le président du Venezuela, Nicolás Maduro, traité comme le serait un bad guy dans un film avec Chuck Norris. Puis il consacre les semaines suivantes à menacer d’annexion le Groenland–un territoire appartenant au Danemark, pays allié des États-Unis. Cette crise groenlandaise à peine provisoirement apaisée, Trump réitère ses pressions sur le...