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Construction de la ligne 1 du métro d’Abidjan, en parallèle du pont Félix Houphouët-Boigny. NABIL ZORKOT
Construction de la ligne 1 du métro d’Abidjan, en parallèle du pont Félix Houphouët-Boigny. NABIL ZORKOT
Développement

Un chantier permanent

Par Zyad Limam
Publié le 13 avril 2026 à 14h08
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C’est clairement un pays de bâtisseurs. Depuis le président Houphouët-Boigny, qui dessine la première silhouette du Plateau d’Abidjan, les premières routes, les premières grandes infrastructures. 
Un effort repris en 2011 par Alassane Ouattara. Il s’agit alors de redémarrer un pays marqué par vingt ans de crise politico-militaire. Et aussi de mettre en place le cadre physique nécessaire pour booster la compétitivité du pays et sa croissance. L’infrastructure, c’est le prix d’entrée dans la modernité économique et l’émergence. Le chantier ne se limite pas aux projets spectaculaires, comme celui de la tour F. 
Il concerne les routes et les autoroutes. L’accès à l’eau et à l’énergie sur toute l’étendue du territoire. Les universités construites ou rénovées – au nombre de neuf, à ce jour. Un programme ambitieux et urgent de mise à niveau du secteur de la santé. La CAN 2024 a été, à cet égard, un accélérateur puissant. Et puis, il y a aujourd’hui un chantier particulièrement symbolique. Le métro d’Abidjan – 37,4 kilomètres, 18 stations, d’Anyama, au nord, jusqu’à l’aéroport, au sud, enjambant la lagune entre le Plateau et Treichville. Ce premier tracé est conçu pour transporter 540000 passagers par jour. Un projet logistiquement pharaonique, dans une capitale économique elle-même en chantier permanent. Un projet transformateur pour la ville et ses habitants, pour la mobilité et la fluidité. En janvier 2026, les travaux ont atteint 65% d’avancement. 
La mise en service sera progressive à partir de la fin 2027. Vivement la première rame!