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Gabon

Un fonds souverain pour l'iboga

Par Cédric Gouverneur
Publié le 10 juin 2026 à 08h54
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L'iboga, arbuste endémique du Gabon, est surnommé le « bois sacré ». Ses racines sont utilisées au cours des cérémonies bwiti. SUTTERSTOCK
L'iboga, arbuste endémique du Gabon, est surnommé le « bois sacré ». Ses racines sont utilisées au cours des cérémonies bwiti. SUTTERSTOCK

Cette plante hallucinogène intéresse les laboratoires pharmaceutiques américains. Les autorités gabonaises entendent sécuriser la filière.

L'iboga est une plante hallucinogène, mais également médicinale, dont le nom signifie « guérir » en tsogo. Ses racines contiennent un composé psychoactif, l'ibogaïne, utilisé lors des cérémonies bwiti, un rite initiatique traditionnel pratiqué par certaines ethnies gabonaises. L'ibogaïne intéresse désormais les groupes pharmaceutiques américains, qui cherchent à l'utiliser afin de sevrer les toxicomanes ou de soigner les vétérans souffrant de stress post-traumatique (PTSD). Le 18 avril, le président Donald Trump a signé un décret facilitant la recherche médicale sur les substances psychédéliques, citant notamment l'ibogaïne. Le Conseil des ministres du Gabon a réagi, en adoptant dès le 30 avril un décret mettant en place un « fonds souverain » dans le but d'encadrer cette filière prometteuse mais sensible. Car si le Gabon autorise depuis 2023 certains cultivateurs d'iboga à exporter en toute légalité leurs récoltes en Amérique du Nord, une part de la production nationale demeure exposée à la contrebande, notamment via le Cameroun, d'où elle est vendue illégalement sur Internet. Les...

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