Une nouvelle plaque tournante des airs
Le chantier du plus grand aéroport du continent a commencé près d’Addis-Abeba: un projet d’ampleur signé par le cabinet de Zaha Hadid.
La compagnie aérienne Ethiopian Airlines mise sur le développement rapide du trafic international sur le continent et sur le rôle que l’Éthiopie peut jouer en tant que pays au carrefour de l’Afrique, de l’Asie et du Moyen-Orient. Pour consolider son rôle de plate-forme mondiale du trafic aérien, elle imagine des infrastructures à la hauteur. D’où l’idée de confier le projet de son nouvel aéroport international, à Bishoftu, à environ 40 km au sud d’Addis-Abeba, au prestigieux cabinet Zaha Hadid Architects.
La première phase du chantier, lancé cette année, devrait permettre d’inaugurer dès 2030 un terminal de 660000 m², pensé pour accueillir 60 millions de passagers par an. Les phases suivantes porteront la capacité d’accueil à 110 millions de voyageurs, plus de quatre fois celle de l’aéroport actuel. La structure comprendra un hôtel de 350 chambres, des jardins, des espaces semi-fermés et extérieurs où profiter des étés chauds et des hivers doux de la région. Inspiré par la vallée du Grand Rift, qui traverse le pays près de Bishoftu, l’aéroport se structure à partir d’une épine dorsale reliée aux aérogares et aux portes d’embarquement, créant une sorte de ville où l’esthétique de chaque quartier évoque la diversité des régions éthiopiennes à travers des matériaux et une palette de couleurs uniques. Végétalisé, il bénéficiera d’une ventilation et d’un éclairage naturels, et sera doté de panneaux solaires et d’un système de recyclage des eaux pluviales. Il sera possible de s’y rendre directement depuis la capitale via un train à grande vitesse.