Aller au contenu principal
Ebola : États d'urgence

Une réponse internationale tardive

Par Cédric Gouverneur
Publié le 9 juillet 2026 à 11h01
Share

Le G7 a rejoint – un peu tard… – l'OMS et Africa CDC dans la lutte contre l'épidémie. Mais la prévention de futures nouvelles flambées d'Ebola exigera l'élaboration de solutions à long terme.

Réunis à Évian, dans les Alpes françaises, du 15 au 17 juin, les chefs d'État et de gouvernement du G7 ont promis de consacrer plus d'un milliard d'euros à la lutte contre l'épidémie. Cette aide du club des nations les plus industrialisées – États-Unis, Canada, Japon, Royaume-Uni, France, Allemagne et Italie –, si elle est évidemment bienvenue, semble un peu tardive : dès le 17 mai, l'Organisation mondiale de la santé qualifiait l'épidémie d'« urgence de santé publique de portée internationale ». Les Occidentaux s'étaient jusque-là surtout manifestés par leur empressement à protéger leurs territoires : le 18 mai, au lendemain de l'alerte lancée par l'OMS, les USA et le Canada – en pleine organisation de la Coupe du monde de football – ont interdit l'arrivée sur leur sol des voyageurs en provenance de RDC, d'Ouganda et du Soudan du Sud, ou ayant récemment transité par ces pays. Washington avait même suggéré aux Européens d'en faire autant. Les États-Unis ont ensuite annoncé la construction – avec l'aval...

Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article