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Malick Welli et Charlotte Brathwaite, We Who Remain, « Forgotten Paradise: The Meeting », 2026. COURTESY OF THE ARTISTS/ATELIER 9 BANGKOK
Malick Welli et Charlotte Brathwaite, We Who Remain, « Forgotten Paradise: The Meeting », 2026. COURTESY OF THE ARTISTS/ATELIER 9 BANGKOK
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Par Eva Sauphie
Publié le 18 septembre 2026 à 12h07
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La foire d'art contemporain AKAA revient du 23 au 25 octobre au Carreau du Temple, à Paris. Cette 11e édition mettra à l'honneur le papier et la photographie.

Thandi Pinto, Observadores das Estrelas, 2026. ARTE DE GEMA
Thandi Pinto, Observadores das Estrelas, 2026. ARTE DE GEMA

Devenue un véritable temps fort pour les artistes africains, les collectionneurs et les institutions, la foire d'art contemporain AKAA s'ouvrira pour la deuxième année consécutive sous la direction artistique de Sitor Senghor. Après la céramique, cette 11e édition sera consacrée au papier. Pour faire écho au bicentenaire de l'invention du médium photographique, le parcours accordera une place privilégiée à la photo et invitera à voir autrement les notions de mémoire, d'identité et de représentation. Trois galeries africaines, parmi la vingtaine sélectionnée, seront présentes : Arte de Gema (Maputo, Mozambique), Loft 3 Gallery (Harare, Zimbabwe) et Umoja Art Gallery (Kampala, Ouganda). Côté création, l'installation monumentale du Sénégalais Gabriel Dia déploiera un ensemble de clichés grand format imprimés sur textile et suspendus dans l'espace. 

AKAA, foire d'art contemporain. DR
AKAA, 11e édition, Carreau du Temple, Paris (France), du 23 au 25 octobre. akaafair.com. DR

À travers un procédé de surimpression aux tonalités douces, l'artiste explore les questions d'identité, de transmission et de réconciliation avec soi-même, lui qui a fui Dakar à la majorité en raison des répressions liées à son orientation sexuelle. « Enfant, je me cachais pour essayer les vêtements de femmes que ma mère confectionnait dans son atelier de couture, confie l'artiste. Un jour, je me suis fait attraper et ma mère s'est emportée en me découvrant. » En 2023, il retourne à l'atelier et y organise un shooting pour se réapproprier son souvenir d'enfance et en changer la narration. « Ma mère était présente et y a vu une tout autre dimension dans le cadre de la création. » Une manière de se réconcilier avec la mémoire et l'héritage maternel. Au programme également : des conférences, des performances, des projections et des débats.