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L’agenda

Zita Hanrot

Par VINCENT GUILLOT - Publié en octobre 2015
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Après son apparition remarquée dans Radiostars de Romain Levy en 2012, elle crève l’écran dans Fatima de Philippe Faucon, actuellement en salle. De quoi confirmer le talent de l’actrice aux origines jamaïcaines qui tient le rôle principal du premier long-métrage de Rachida Brakni (sortie prévue en 2016).

Son film
Melancholia de Lars von Trier, un roi du 7e art. Ses plans, caméra à l’épaule, sont fabuleux. Il évoque la dépression, un sujet finalement ordinaire, et il arrive à lui donner une dimension complètement folle. J’ai aussi beaucoup apprécié son long-métrage Nymph()maniac. Les décors, la direction d’acteurs sont incroyables. Le réalisateur danois produit le cinéma le plus puissant à l’heure actuelle.

 
Sa musique
J’aime beaucoup le groupe new-yorkais Blood Orange. Le leader est très influencé par Prince, dont il remet un peu le style au goût du jour. C’est un genre de R’n’B électro. Il a déjà sorti trois albums et j’écoute en boucle les deux premiers. Il a aussi signé la B.O. du film Palo Alto de Gia Coppola.

Sa table
Près de l’Opéra, à Paris, il y a un restaurant qui s’appelle Goust. Aux fourneaux, un chef espagnol revisite la cuisine de son pays de manière fantastique. C’est un sommelier qui a ouvert cet endroit et tous les serveurs sont de brillants experts. Pour chaque plat, ils vous apportent un vin différent. On les déguste dans des verres noirs, si bien que l’on finit par ne plus savoir si l’on vous sert du blanc, du rouge ou du rosé.

Son livre
Contes de l’âge du jazz de Francis Scott Fitzgerald, que j’ai lu un « milliard » de fois. Ce recueil de nouvelles est très court, on peut les relire souvent, en picorant. Il raconte les États-Unis des années 1920, des bals des débutantes à la condition des Noirs à l’époque.

Son shopping
Je suis fan de la boutique Thanx God I’m a V.I.P à deux pas de la place de la République, à Paris. Le nom est un peu ringard, mais c’est une boutique très cool, qui fait de la récup’ avec de grandes marques. Il y a un étage assez cher et un autre pour les gens normaux (Rires.). On y trouve du Carven, du Vanessa Bruno, etc. Sinon je vais souvent aux puces. On y déniche toujours des trucs sympas, j’adore les fripes et négocier les prix. Je peux y passer la journée, à flâner, parler aux gens…

Son voyage
Je suis allée en Thaïlande et je suis tombée sous le charme de Bangkok. Les petites rues donnent l’impression d’être au cœur d’un Brooklyn asiatique. C’est un mix de moderne et de traditionnel. Sur les îles, les gens sont vraiment adorables. C’est un pays plein de couleurs, où l’on se sent bien.

Son projet
Fatima, évidemment. Le film raconte le quotidien d’une femme de ménage venue d’Algérie et de ses deux filles, Nesrine que j’incarne – étudiante en médecine – et Souad – lycéenne. C’est une histoire vraie, une adaptation du livre de Fatima Elayoubi [Prière à la lune, Bachari, 2006, ndlr]. Le scénario m’a énormément touchée. Notamment par la volonté du personnage de sortir de sa condition. Cela renvoie une image douce et pudique de l’immigration. C’était un projet important pour moi car j’ai tourné ce long-métrage un mois après ma sortie du Conservatoire national de Paris. C’était mon premier rôle majeur.

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