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Best Of 2022 : les entrepreneurs

Aboubaker Omar Hadi
Capitaine des ports de Djibouti

Par Zyad Limam - Publié en décembre 2022
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VINCENT FOURNIER/JEUNE AFRIQUE/RÉA
VINCENT FOURNIER/JEUNE AFRIQUE/RÉA

C’est inconstablement sa passion. Et pourtant, il est né à Dikhil, dans l’hinterland du pays. De son bureau, installé dans la toute nouvelle tour de la zone franche de Djibouti, il peut voir ce qui a été réalisé au cours des dix, quinze dernières années. Ici est née, du vieux port colonial, une véritable plate-forme portuaire et logistique moderne, diversifiée, un outil essentiel et incontournable. Sur cette pointe de l’Afrique, sur le détroit stratégique de Bab-el-Mandeb. L’une des routes principales du commerce mondial. Nommé en 2011 patron de l’Autorité des ports et des zones franches de Djibouti (APZFD), homme de confiance du président Ismaïl Omar Guelleh, ce puissant patron a été formé au Havre et à la prestigieuse université de Malmö, en Suède. Il a également fait un passage dans les terminaux nigérians. Il connaît son métier sur le bout des doigts. Et fourmille d’idées, de projets pour aujourd’hui et pour demain. Soucieux de renforcer l’offre Djibouti !

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Il est le cofondateur de mPharma, un grossiste en médicaments en quelque sorte, qui préfigure le monde de demain, qui cherche à disrupter le marché sur le continent. Afin de pouvoir rendre les produits accessibles au plus grand nombre. La structure, installée à Accra, au Ghana, centralise les commandes d’un vaste réseau de pharmacies et de distributeurs présents dans plusieurs pays (Ghana, Nigeria, Kenya, Ouganda, Gabon, Rwanda…). Elle peut ainsi muscler sa marge de manœuvre et de négociation avec les géants mondiaux du secteur, peu connus pour leur générosité. Formé aux États-Unis, personnalité reconnue dans le monde entier sur les questions pharmaceutiques, il rêve de pouvoir atteindre les communautés les plus reculées ou les plus isolées. La digitalisation du processus devrait faciliter cette ambition ; et les financiers suivent avec un certain enthousiasme. 

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INGÉNIEUR FORMÉ EN ALGÉRIE puis aux États-Unis, il a travaillé huit ans en Californie, au sein du groupe informatique Intel. Fort de cette expérience, il fonde, en 2014, une première start-up, InSense, spécialisée dans les nanocapteurs de mouvement. Puis, en 2017, une seconde, Yassir, plate-forme de VTC et de livraison à domicile. Le succès est foudroyant : la société revendique 3 millions d’utilisateurs au Maghreb, en France et au Canada notamment, et la création d’environ 40 000 emplois indirects (principalement des chauffeurs et des livreurs). Après être parvenu à lever plus de 67 millions de dollars auprès d’une trentaine d’investisseurs – dont de nombreux Américains –, le patron de 45 ans entend développer Yassir sur le continent, notamment en Égypte, en Côte d’Ivoire, au Nigeria et en Afrique du Sud.

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Homme le plus riche d’Afrique selon le magazine Forbes, avec une fortune estimée par Bloomberg à plus de 19 milliards de dollars, ami de Bill Gates et du chanteur Bono, le magnat philanthrope de 65 ans, propriétaire du conglomérat nigérian Dangote, fourmille de projets. Sa méga-raffinerie de Lekki, près de Lagos, doit entrer en production en ce début d’année et mettre fin à l’insupportable paradoxe du Nigeria, pays exportateur de pétrole brut… mais importateur de carburant. Il a également annoncé fin 2022 la création de 300 000 emplois dans la filière sucrière, grâce à 700 millions de dollars de nouveaux investissements injectés dans le secteur. Invité en septembre à Nairobi pour l’investiture du nouveau président, William Ruto, le milliardaire a également relancé son projet de bâtir une cimenterie géante au Kenya.

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