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Future

Le grand retour de l’uranium

Par Cédric Gouverneur
Publié le 13 mars 2026 à 09h48
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20% des réserves mondiales (Namibie, Niger, Afrique du Sud, Botswana, Tanzanie). Quinze ans après la catastrophe de Fukushima, l’énergie nucléaire, qui a l’avantage de ne pas émettre de CO2 , est réhabilitée.

Le cours de l’uranium a triplé depuis 2020, porté par une forte augmentation des projets de centrales nucléaires: lors de la COP28, fin 2023, à Dubaï, 31 pays se sont en effet engagés à «tripler» leurs capacités en matière d’électricité nucléaire d’ici à 2050, reconnaissant «le rôle clé» de cette énergie, qui n’émet pas de gaz à effet de serre, «dans l’atteinte de la neutralité carbone». L’urgence de la lutte contre le changement climatique a radicalement modifié l’image du nucléaire, fortement dégradée après la catastrophe survenue dans la centrale de Fukushima le 11 mars 2011. Plusieurs nations notamment l’Allemagne, première économie européenne  avaient décidé d’abandonner cette énergie. Dans les années 2010, face à l’effondrement des cours et à la chute de la demande, plusieurs pays avaient diminué leur production minière. Désormais, tous ne s’avèrent pas en mesure de répondre à ce nouveau contexte et doivent renouer avec les investissements dans la prospection.

Le nucléaire, qui représente 9% de la production mondiale d’électricité, est promis à une croissance soutenue...

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