Nader Beydoun
Âge: 24 ans
Entreprises: Superkart, Blaz’in, Gasoleo, Trinity
Fonction: PDG et fondateur
Secteur d’activité: loisir et service
Année de création: 2021
Nombre d’employés: 80
Ville: Abidjan
Très tôt, le parcours de Nader Beydoun, entre le Liban et l’étranger, façonne son regard curieux, ouvert, avide de construction et de création. Et lorsque l’occasion se présente, il choisit la Côte d’Ivoire pour donner vie à des espaces capables de rassembler.
En 2021, il lance Superkart, Blaz’in et Gasoleo, trois concepts complémentaires qui redéfinissent la manière de vivre le loisir urbain. Superkart devient rapidement le premier grand karting moderne du pays, une piste pensée pour l’immersion, la compétition amicale, la convivialité et le plaisir pur. Blaz’in, inspiré des diners américains chaleureux, porte l’ADN d’un véritable lieu de vie où l’on vient autant pour l’assiette que pour l’atmosphère. Gasoleo, de son côté, incarne la scène nocturne du groupe: un club «food, energy & music», où la sélection des DJ, la programmation soignée et l’identité visuelle attirent une communauté fidèle.
Ces trois univers s’inscrivent dans un marché en mutation, où la demande pour des expériences haut de gamme explose. «Nous ne faisons pas que suivre cette évolution, nous y contribuons», affirme Nader. Pour structurer cet écosystème, il s’appuie sur une équipe de 80 collaborateurs, majoritairement ivoiriens, formés, responsabilisés et soudés autour de valeurs simples: respect, loyauté, rigueur. Sa présence quotidienne sur le terrain nourrit une culture du détail, de l’accueil et de l’amélioration continue. L’entrepreneuriat dans le secteur du divertissement reste exigeant. Il s’agit de fidéliser un public, de maintenir une qualité constante, de professionnaliser les métiers du service, d’anticiper l’évolution des usages. Nader avance avec méthode, convaincu que la différence se joue dans la précision du geste et la qualité humaine. Le loisir est un secteur vivant, où chaque expérience compte. Ce qu’il construit aujourd’hui dépasse la simple addition de trois enseignes. C’est une manière de créer du lien, de faire naître des habitudes, de proposer des espaces où les gens se retrouvent et se reconnaissent. Plus qu’un parcours entrepreneurial, c’est une vision du vivre-ensemble qu’il façonne, participant à l’identité contemporaine d’Abidjan. Pour lui, c’est peut-être là le véritable aboutissement: voir ces lieux devenir des points de repère du quotidien.