Aller au contenu principal
Le complexe minier de Loulo-Gounkoto, au Mali, est l’un des plus grands au monde. LOOMBERG VIA GETTY IMAGES
Le complexe minier de Loulo-Gounkoto, au Mali, est l’un des plus grands au monde. LOOMBERG VIA GETTY IMAGES
Future

Or, la flambée de la valeur refuge

Par Cédric Gouverneur
Publié le 13 mars 2026 à 09h46
Share

30% des réserves mondiales (Ghana, Afrique du Sud, Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Tanzanie, etc.). Le cours de cette inoxydable valeur refuge a quadruplé depuis la pandémie de Covid, et bénéficie aujourd’hui des tensions géopolitiques…

C’est la valeur refuge par excellence. Objet de toutes les convoitises depuis l’Antiquité, l’or profite pleinement des chocs qu’endure l’économie mondiale depuis la faillite de Lehman Brothers en 2008. Contrairement aux actions ou aux obligations, son cours n’est pas lié à des politiques ou à la performance d’entreprises : le métal jaune est universellement reconnu et sa valeur ne dépend que de l’offre et de la demande. Face à l’inflation ou aux incertitudes, il représente pour l’épargnant une assurance inaltérable. Et l’Afrique a l’immense privilège de détenir 30% des réserves mondiales aurifères connues. Avec plus de 1000 tonnes extraites en 2025, contre 840 en 2023, le continent fournit un quart de la production mondiale. Dans les dix principaux pays producteurs, l’or représente «45% des exportations et 15% du PIB», selon le World Gold Council.

Le challenge pour les pays africains producteurs est d’abord de renforcer la lutte contre la contrebande, mais aussi de raffiner le minerai sur place, plutôt que de l’exporter brut vers les...

Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article