Aller au contenu principal

Un méga-projet d’oléoduc en Ouganda

Par Cédric Gouverneur - Publié en février 2022
Share
Projet d’oléoduc en Ouganda
Projet d’oléoduc en Ouganda

TotalEnergies et la CNOOC vont y investir 10 milliards de dollars.

Les réserves pétrolières de l’Ouganda, découvertes en 2006 dans la région du lac Albert (ouest du pays), contiendraient l’équivalent de 6,5 milliards de barils. Après des années de prospection, TotalEnergies et la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) ont signé, le 1er février à Kampala, un accord d’investissement de 10 milliards de dollars avec le président ougandais Yoweri Museveni. L’exploitation du gisement pourrait démarrer dès 2025, avec un pic d’extraction estimé à 230 000 barils par jour, pendant vingt-cinq à trente années. Plus de 400 puits de pétrole devraient voir le jour, ainsi qu’une raffinerie et un gigantesque oléoduc : l’EACOP (East African Crude Oil Pipeline), qui traverserait l’Ouganda puis la Tanzanie sur 1 443 kilomètres, jusqu’au port de Tanga situé sur l’océan indien. « Cet argent va booster notre économie », s’est félicité le président Museveni. Mais les défenseurs de l’environnement sont largement moins enthousiastes : « Les conséquences sont catastrophiques pour nos communautés, la faune et la planète », souligne Landry Ninteretse, directeur régional de 350Africa.org. Les associations Sauvons la forêt et Survie redoutent que les puits de pétrole polluent le parc national...

Abonnez-vous
pour accéder à l'intégralité de l'article

Dans la même rubrique

Le géant marocain des phosphates a signé un partenariat stratégique avec les autorités pour développer les chaînes de valeur agricoles dans le pays.

Publié en mai 2022

L’explosion des cours ouvre des perspectives nouvelles, notamment en matière d’industrialisation. En particulier pour tous les minerais concernés par les exigences du développement durable.

Publié en mai 2022

La flambée des cours des matières premières et les sanctions frappant la Russie pourraient bénéficier, à terme, au secteur minier africain.

Gaz, pétrole, blé, métaux… Le cours des matières premières s’est envolé avec la guerre en Ukraine. L’indice London Metal Exchange (LME), qui regroupe les cotations des métaux, avait déjà bondi de 30 % en un an en raison de la reprise économique post-Covid.

Publié en avril 2022