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Interview

Yasmina Khadra :
« L’écriture, ce voyage initiatique »

Par Astrid Krivian - Publié en septembre 2022
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JEAN-PHILIPPE BALTEL/SIPA
JEAN-PHILIPPE BALTEL/SIPA

Son dernier roman, Les Vertueux, raconte le destin d’un berger jeté dans les fracas de la Grande Guerre et de l’adversité. Pour l’auteur, cette fresque historique palpitante, pétrie de philosophie, signe son œuvre la plus accomplie. 

​​​​​​​Algérie, dans l’arrière-pays, à l’aube du xxe siècle. Un jeune berger, Yacine Chéraga, voit son destin bouleversé par l’autorité d’un caïd, qui l’enrôle de force dans un régiment colonial. Arraché aux siens, il est jeté sous le feu de la Première Guerre mondiale. Une fois revenu dans son pays, il traverse les revers, les injustices, en butte à l’animosité d’adversaires redoutables. Avec Les Vertueux, Yasmina Khadra porte son art romanesque à son paroxysme, entre virtuosité narrative, profondeur philosophique, puissance d’évocation. Il offre une réflexion sur la faculté d’un être à garder sa vertu malgré les coups du sort et les assauts de la cruauté humaine. Et dessine une fresque historique de l’Algérie, de ses paysages désertiques infinis à l’effervescente comédie sociale des villes.

AM : Vous présentez ainsi votre nouveau roman : « J’ai écrit tous mes livres pour mériter d’écrire celui-là. » Pourquoi tient-il cette place particulière dans votre œuvre ?​​​​​​​

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