Djibouti: les grandes ambitions
9 mai 2026 : Ismaïl Omar Guelleh prête serment pour un sixième mandat dans le tout nouveau Centre international des conférences de Djibouti, en présence d'invités de marque – chefs d'État, Premiers ministres, envoyés spéciaux… Le message est clair : ouverture au monde et à ses réalités, stabilité, adaptation, développement technologique.
Pas de pétrole, pas de minerais, peu de terres cultivables, presque pas d'eau douce… Et pourtant, Djibouti s'est imposé comme l'un des centres émergents du continent. En pariant sur les opportunités naturelles, une stratégie d'équilibre, et en voyant « grand ».
Djibouti a su bâtir un modèle de forte croissance, fondé sur les activités portuaires, la logistique et les services. Un business plan en constante adaptation, porté par de grands chantiers d'infrastructures. Une stratégie qui nécessite une gestion assumée de la dette et, surtout, une diversification des partenariats.
Un prix compétitif et une offre entièrement décarbonée. L'enjeu est au cœur de toutes les stratégies de développement du pays : industrie, zones franches, hub numérique. Éolien, solaire, géothermie, hydrogène naturel : tous les chantiers sont engagés.
Depuis les années 1990, le pays est confronté à la pénurie. Pour y répondre, il faut mobiliser la ressource là où elle se trouve et produire ce qui manque. Une évidence s'impose : la transition énergétique et la sécurité hydrique sont indissociables.