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Les conflits qui s’accumulent au Moyen-Orient depuis octobre 2023 ont conduit une partie du trafic maritime à éviter la région, en contournant le cap de Bonne-Espérance. Ce réaménagement n’a que moyennement profité aux ports africains, pour le moment. Le directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime (Isemar), situé au port français de Saint-Nazaire, nous livre quelques clés de compréhension.
Kinshasa joue sur les deux tableaux, semblant privilégier les Américains sans pour autant fermer la porte aux Chinois.
L’actuel conflit en Iran – comme le Covid-19 en 2020-2021 et la guerre en Ukraine en 2022 – bouleverse les flux commerciaux et alimente l’inflation. En parallèle, les importations de céréales ne cessent d’augmenter. Des déséquilibres à la fois conjoncturels et chroniques, qui soulignent une nouvelle fois la vulnérabilité et la dépendance alimentaire du continent.
Avec la guerre au Moyen-Orient, l’Afrique subit les conséquences d’une crise mondiale pour la troisième fois en six ans. La souveraineté alimentaire serait le seul rempart efficace contre la valse des prix des céréales, de l’énergie et des engrais. Ibrahima Coulibaly, président du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA), appelle à un sursaut.
Washington veut réorienter l’aide de l’USAID via des accords impliquant le partage de données médicales africaines avec des firmes américaines. Harare dénonce une proposition «bancale».
La réconciliation entre Alger et Niamey redynamise le projet transsaharien face à son rival offshore marocain. Les travaux devraient débuter dès la fin du ramadan.
En visite officielle à Alger le 25 mars 2026, la présidente du Conseil italien Giorgia Meloni a annoncé un approfondissement majeur de la coopération énergétique entre les deux pays, adossé aux champions nationaux ENI et Sonatrach incluant l’exploration offshore et le gaz de schiste. En pleine crise iranienne, ce voyage souligne l'importance stratégique que revêtent désormais les pays du Maghreb pour une Europe contrainte de repenser ses approvisionnements en urgence. Mais aussi sur le long terme.
Malgré une récente chute des cours, le métal jaune devrait cette année franchir le cap des 6000 dollars l’once, soit quatre fois plus qu’en 2019. Les pays producteurs du continent, détenteurs de 30% des réserves mondiales, veulent en finir avec l’exportation de matière brute. Ils misent désormais sur le raffinage sur place afin de gagner en valeur ajoutée.
Malgré l’entrée en vigueur de la ZLECAf le 1 er janvier 2021 et une progression en valeur, le commerce entre pays africains ne représente que 15% des échanges continentaux. Franck Teya et Nibesse Fofana, avocats pour le cabinet TF Associés, accompagnent les investisseurs. Ils expliquent comment l’insécurité juridique freine le développement.