Editos
Il y a d’abord eu le Covid. Pour la première fois depuis près de vingt-cinq ans, l’Afrique est entrée en récession en 2020.
Au moment où ces lignes sont écrites, les missiles sillonnent le ciel de Tel-Aviv à Dubaï, les bombes s’abattent sur Téhéran.
À l ’heure où nous écrivons ces lignes, le tout dernier rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), qui porte sur le travail des enfants, est encore sous embargo.
C’est une tradition: le premier déplacement officiel annuel du ministre chinois des Affaires étrangères se fait en Afrique. C’était le cas cette année, avec la tournée de Wang Yi début janvier en Éthiopie, en Somalie, en Tanzanie et au Lesotho.
Le monde est devenu fou. En quelques mois, la tornade Trump a montré qu’elle n’avait aucune limite, et l’ordre mondial s’en trouve complètement bouleversé.
Nous sommes entrés dans le vif du sujet ! La présidentielle d’octobre 2025, suivie quelques semaines plus tard des élections législatives, a refermé un cycle électoral majeur en Côte d’Ivoire.
Aujourd’hui, se joue sous nos yeux une rupture technologique d’une ampleur rare. Dans les pays «riches », «développés », l’intelligence artificielle est devenue le cœur battant d’une stupéfiante révolution néoindustrielle.
Voici revenu le temps des fêtes de fin d’année. Et quels que soient la culture ou le fuseau horaire sur lequel on surfe, on a du mal à échapper à l’excitation ambiante.
C’est l’une des révolutions les plus stupéfiantes de l’humanité. En 1900, l’Afrique comptait 130 à 140 millions d’habitants, un immense espace naturel (30 millions de km2 , presque 20% des terres émergées), sous-peuplé, drainé par le choc de l’esclavage et de la colonisation.