juillet 2017
Hervé Bourges

« L’Afrique, c’est notre devenir ! »

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Par Hedi Dahmani et Emmanuelle Pontié.
 
Son parcours est lié au continent. Le journaliste, qui fut conseiller de Ben Bella ou encore directeur de RFI, et aussi patron de TF1, livre un Dictionnaire amoureux de l’Afrique. Un ouvrage nourri des expériences et rencontres au fil du temps.
 
Même s’il n’arbore plus sa barbe caractéristique, l’homme n’a rien perdu de sa superbe. À 84 ans, Hervé Bourges porte toujours beau. Il salue, ôte son chapeau en feutre et commande un expresso dans cette brasserie parisienne du quartier des Halles où il a ses habitudes. Au menu du jour, un… pavé de près de 900 pages, le Dictionnaire amoureux de l’Afrique, qu’il aura mis deux ans à penser et rédiger. Un temps pendant lequel plus d’un demi-siècle de souvenirs et rencontres aura remonté à la surface. Si la France le connaît essentiellement pour avoir dominé le paysage audiovisuel (présidences de TF1, de France Télévisions, du CSA…), c’est en tant que journaliste et ami « réaliste » de l’Afrique qu’il vient, en cette matinée, confirmer à AM son amour pour le continent.
 
A M : Pourquoi avez-vous choisi cette collection et sa formule de mots-clés ?
Hervé Bourges : C’est l’éditeur qui m’a choisi ! J’ai essayé de faire quelque chose qui m’implique directement, parce que je ne suis pas un observateur qui écrirait perché sur un piédestal : j’ai été mêlé à la vie de l’Afrique ces cinquante dernières années, même si je suis peut-être plus connu pour mes responsabilités audiovisuelles. J’ai tenté de prendre les distances nécessaires : sans chercher à « assassiner » certains ou à glorifier d’autres. Je parle ainsi de pays ou de chefs d’État pour lesquels je n’ai pas forcément de sympathie… Mugabe, par exemple, on ne peut pas dire que je sois amoureux de lui… (Il rit).
 
Des personnages importants, quelque peu contestés, sont absents de votre livre : Kadhafi, Bokassa…
Je cite Bokassa ! Mais il est vrai qu’il aurait pu bénéficier d’une entrée – assez spectaculaire d’ailleurs. Mais j’ai voulu éviter de citer des exemples trop personnels. Je vous en donne un quand même : quand j’ai créé l’École internationale de journalisme de Yaoundé en 1970, il y avait six pays d’Afrique centrale plus le Togo. J’avais à l’époque pris mon bâton de pèlerin pour aller voir chacun des chefs de ces États afin de leur demander des financements pour l’école, au prorata des étudiants qui allaient y être formés. Bokassa m’avait reçu officiellement, étreint et embrassé en m’appelant « mon fils ». Le temps a passé et j’ai retrouvé une photo de cet instant quand j’ai été nommé à la tête de TF1 en 1983 : Minute, l’hebdomadaire d’extrême droite, l’avait publiée, disant à peu près : « Voilà les fréquentations du nouveau président de TF1 ! ». Amusant, non ?
 
Vouz présentez des figures historiques, mais pas de visages jeunes, qui incarneraient l’Afrique de demain… 
C’est vrai, je parle des jeunes, mais sans en citer car je ne sais pas ce qu’ils deviendront… Certains pourraient me faire le reproche de ne pas assez évoquer l’Afrique d’aujourd’hui. Je l’ai fait au travers d’un parcours, de souvenirs…
 
Revenons à vous. Une phrase vous colle à la peau : « Hervé Bourges, l’ami de l’Afrique… »
Ça fait plutôt plaisir. Je n’ai jamais entendu l’inverse. Les gens qui m’ont connu savent que j’ai toujours aimé l’Afrique, de manière désintéressée. Je n’y ai jamais cherché le pouvoir – tâche plutôt difficile en étant Français. C’est ce que m’avait dit M’hamed Yazid, l’un des négociateurs des accords d’Evian de 1962 : « Au moins, toi, tu n’as jamais cherché à nous faire la leçon. » Ça ne voulait pas dire que je n’avais pas de jugement, mais je me considérais comme un passager sur ce continent. En Afrique noire, on a parfois dit de moi : « Il est l’un des rares Blancs qui est venu et que l’on a revu après. » Je suis ainsi très attaché au Cameroun, je ne me suis pas contenté de faire un coup et d’en repartir : si Dieu me prête vie, j’espère pouvoir y fêter en 2020 les 50 ans de l’ESSTIC, l’école de journalisme de Yaoundé. Et, chose importante, j’ai gardé des contacts avec des gens qui étaient gamins à l’époque : comme Miloud Begag, le fils de l’ancien muezzin de la mosquée de Sétif. Ou encore la famille de Bachir Boumaza, qui fut opposant à Houari Boumedienne, puis président du Conseil de la nation en 1997…
 
Vous dites que l’Afrique vous a apporté « la patience et la fraternité… »
C’est déjà beaucoup ! J’ai aussi découvert un style de vie très différent… Une sorte d’immersion dans une nature qui m’a beaucoup impressionné. Je n’ai jamais connu plus beaux paysages que ceux du Nord-Cameroun et du Tassili algérien.
 
Finalement, quel est le pays que vous préférez ?
Ces trois-là : Algérie, Cameroun, Sénégal. Mais j’ai vécu des choses extraordinaires ailleurs. J’ai déjà raconté mes nuits dans le désert mauritanien… Combien, la première fois, j’avais été surpris de manger dans le désert des méchouis qui crissaient sous la dent parce que le sable s’y était mêlé, en comagnie de griots et griottes qui chantaient la Mauritanie éternelle ; et combien la politique française intéressait alors les Mauritaniens dans l’immensité du Sahara. Et je me disais : si les Français pouvaient s’intéresser autant à l’Afrique… Il y a un vrai intérêt des Africains pour la France. J’ai par exemple des échos assez extraordinaires sur les élections françaises, le phénomène Macron…
 
Qu’en pensez-vous, justement ?
La déclaration d’Emmanuel Macron à Alger sur le colonialisme, qu’il a défini comme « crime contre l’humanité », a eu un retentissement incroyable. Deux chefs d’État – que je ne peux toutefois pas citer – m’en ont parlé. Ils ont trouvé ça extraordinaire, alors qu’ils sont loin d’être des révolutionnaires. Quant à l’Algérie, les échos que j’en ai eu sont également très positifs, sur le mode : « S’il a dit cela, on peut établir des relations nouvelles… »
 
À propos de l’Algérie, vous avez été au coeur de la lutte pour l’indépendance…
C’est une suite de hasards qui m’a amené à ce parcours. Au départ, j’étais seulement opposé à la guerre d’Algérie, j’étais connu comme étant un militant anticolonialiste, mais je me suis retrouvé au cabinet de Michelet, ministre de la Justice du général de Gaulle, et j’étais le « geôlier » de Ben Bella, Aït Ahmed, Boudiaf… J’avais été chargé par De Gaulle, par l’intermédiaire de Michelet, d’aller les voir chaque semaine, de leur poser des questions sur la manière dont ils voyaient l’évolution de la situation et de voir comment on pouvait faire évoluer le problème algérien. C’était deux ans avant les accords d’Évian. Je l’ai fait loyalement de part et d’autre. Après l’indépendance, rédacteur en chef de Témoignage Chrétien, je reçois un coup de fil de Ben Bella, qui à l’époque n’est encore « que » Premier ministre et qui me dit : « On va créer l’Algérie nouvelle, voulez-vous venir ? » C’était une position extrêmement délicate car, du côté français, on pouvait me considérer comme un traître, et côté algérien comme une barbouze. Mais je n’ai jamais eu le moindre problème, et je ne me suis jamais mêlé des questions intérieures algériennes. J’étais associé aux dossiers de la jeunesse et de l’information, et ça s’est arrêté là.
 
Comment expliquez-vous que les relations entre la France et l’Algérie soient toujours aussi passionnées ?
Parce qu’on n’a pas su sauter l’obstacle du colonialisme. Je ne crois pas que les Algériens attendent – et s’ils l’attendent, ils ont tort – des actes de repentance de la part des autorités françaises. Les jeunes Français d’aujourd’hui ne sont en rien responsables de ce qui s’est passé auparavant. En fait, on n’a pas dit les choses telles qu’elles ont été. J’ai connu des historiens algériens très mécontents de la manière dont on voulait les embrigader dans un récit glorieux sans recul… Je pense que l’on y arrivera progressivement : le mouvement a été amorcé avec Jacques Chirac, s’est poursuivi avec François Hollande… Et maintenant, Emmanuel Macron. Et c’est d’autant plus curieux que, sur les problèmes du terrorisme, il y a une coopération et des relations très étroites entre les services de sécurité. Mais c’est au niveau politique qu’il y a des problèmes, par exemple sur la résolution de l’affaire du Sahara où, à mon avis, les deux parties, Algérie et Maroc, ont tort.
 
Votre avis sur les relations France-Afrique ?
Je pense qu’elles vont s’assainir. Du fait de la mondialisation. Des pays comme la Chine, le Japon, la Corée, la Turquie changent la donne. Regardez l’offensive africaine d’Erdogan, qui a fait une tournée au moins aussi importante que celle de Mohamed VI, roi du Maroc… Les pays africains s’en rendent compte. Et la France devrait saisir ce phénomène non comme une contrainte nouvelle qui viendrait distancier les relations franco-africaines, mais au contraire les rendre beaucoup plus saines. Il y a eu une déclaration étonnante d’Alpha Condé, qui était en visite à Paris en avril dernier. Lors du dîner officiel, après le discours de François Hollande, le président guinéen lui a répondu, je cite de mémoire : « Monsieur le président, nous sommes très soucieux d’établir de nouvelles relations, mais il faut que vous vous rendiez compte que vous avez plus besoin de l’Afrique que l’Afrique a besoin de vous. Nous avons désormais d’autres partenaires, qui ne sont pas nécessairement les meilleurs ni les plus proches de nous, mais il n’y a pas que vous… » Il l’a dit !
 
La francophonie aussi est en recul…
Oui. Prenez la presse algérienne : elle est parfois muselée, a des difficultés, mais enfin, un journal comme El Watan et d’autres tiennent la route… Eh bien, cette langue-là, la France l’a laissée tomber. Et c’est grave pour l’avenir. Regardez les Chinois : ils apprennent le français pour établir des relations avec les pays francophones. Alors que nous, Français, avons laissé tomber notre langue pour un anglais approximatif, et c’est un grand reproche que nous font les Africains. Abdou Diouf, quand il était patron de la francophonie, m’a dit : « À chaque fois que j’en parlais à un responsable français, il haussait les épaules et levait les yeux au ciel… » Même au Sénégal, notre langue recule… Les jeunes générations parlent wolof, point. La France a aussi perdu le combat du numérique. Les Chinois, eux, ont invité il y a un peu plus d’un an, à Pékin, tous les responsables de chaînes africaines et tous les ministres de l’Information, leur disant en substance : « Voilà, on va vous installer le numérique, à une condition : on crée les infrastructures, vous remboursez petit à petit et, en contrepartie, vous prenez nos programmes. » Si bien qu’aujourd’hui, les programmes chinois vont progressivement être visionnés par les Africains. En France, le seul qui a compris cela, c’est Vincent Bolloré. Il est établi solidement en Afrique. Au niveau de la télévision, il a fait un pari qu’il est en train de gagner. Peu de gens s’en rendent compte. Ses détracteurs disent qu’il perd de l’argent à Paris avec le groupe Canal+. Peut-être. Mais il en gagne ailleurs…
 
La période n’est pas bonne pour le continent. Baisse du prix des matières premières, expansion des terrorismes… Quelle est votre analyse ?
Je ne suis ni afro-pessimiste ni afrooptimiste, j’essaie d’être afro-réaliste. L’Afrique va compter de plus en plus, en raison de sa démographie – même si cela peut avoir des incidences négatives –, des taux de croissance importants et de l’émergence de la classe moyenne. Et cela va de pair avec les évolutions technologiques… Voyez le bond en avant. L’histoire du téléphone est, de ce point de vue, emblématique. Il n’y a pas si longtemps, il y avait davantage de téléphones fixes à Manhattan que dans toute l’Afrique ! Aujourd’hui, ce retard est comblé et certains pays sont plus avancés que nous dans l’utilisation de services comme la banque, la poste… Par contre, autant je suis optimiste sur le développement de l’Afrique en général, autant je reste dubitatif sur l’évolution politique et démocratique. Encore que… Qu’est-ce que la démocratie ? Ce n’est pas seulement le suffrage universel, c’est la société civile, c’est-à-dire la justice indépendante, la presse libre, mais aussi l’arbre à palabres… J’ai été très surpris de voir lors des élections au Sénégal comment les Mourides et les Tidjanes discutaient entre eux pour savoir pour qui ils allaient voter. Ce n’était plus en mode individuel. Mais un vote de communautés.
 
Quel est selon vous le pays africain qui s’en sort le mieux ?
Franchement, je ne sais pas. Je regarde ce qu’en disent la Banque mondiale, le FMI… Ce sont souvent des petits pays ou, étrangement, des pays qui ont fait parler d’eux autrement, comme le Rwanda… Le Sénégal et la Côte d’Ivoire ne se portent pas trop mal, mais ce sont parfois les situations politiques qui y sont un peu fragiles.
 
Le Maghreb est également confronté à cette instabilité…
Oui. Au Maroc, la situation devient difficile. En Tunisie, c’est d’une fragilité extraordinaire. Et en Algérie, où je vais encore très régulièrement, il y a aussi une islamisation de la société alors qu’elle a connu une dizaine d’années noires. Et se posent bien sûr des questions sur l’après-Bouteflika.
 
Vous avez été au coeur des activités médiatiques. Comment voyez-vous l’évolution de la profession, des journalistes ?
Elle est liée à l’évolution des pays et à leur niveau d’éducation. Parfois, on me dit : « Il n’y a pas de liberté de la presse ici. » Mais qu’est-ce que la liberté de la presse quand la majorité de la population ne sait ni lire ni écrire, que les gens n’ont pas les moyens d’acheter un journal ? Quand les conditions économiques, sociales, d’éducation et de richesse ne sont pas réunies ? Il y a beaucoup de radios indépendantes africaines qui font très bien leur travail. Enfin, on peut dire d’Internet et des réseaux sociaux qu’ils offrent le meilleur et le pire. En Afrique, c’est le meilleur, parce qu’on ne peut plus cacher les choses…
 
Comment jugez-vous l’évolution de l’audiovisuel français ?
Il y a quand même un bon équilibre entre privé et public. Alors, est-ce que ce dernier joue son rôle ? Je ne sais pas. Mais je constate des progrès considérables au niveau des libertés. On ne voit pas aujourd’hui un chef d’État mettre la main sur une télévision publique ou un média. Non, le seul reproche que l’on pourrait faire, c’est la connivence de la politique avec les médias, le suivisme, le manque de recul sur le passé et de regard sur l’avenir. On voit aujourd’hui que les réseaux sociaux bousculent tout. Ça oblige les gens à aller vite, et on n’a plus le temps de vérifier une information. Je me réfère pour cela à la phrase d’Hubert Beuve-Méry, le fondateur du Monde, qui disait : « Le métier, c’est l’art de la proximité et du doute. » Être proche, c’est savoir de qui on parle, et le doute, c’est s’interroger sur la manière dont les choses se passent. Or, malheureusement, ces deux aspects-là, on ne les retrouve plus vraiment.
 
Quel est le chef d’État africain qui vous a le plus impressionné ?
J’ai une admiration pour ce qu’a fait Senghor – ce qui ne veut pas dire que c’est le chef d’État qui a le mieux réussi. J’ai eu de la sympathie pour Moktar Ould Daddah, le père de l’indépendance mauritanienne. Victime d’un coup d’État, il a été décrié, mais c’était un homme simple, ouvert… Deux autres personnages m’ont marqué : Habib Bourguiba et Mohammed V. Bourguiba a été un grand chef d’État qui a vraiment marqué l’histoire de la Tunisie, et son héritage s’en ressent aujourd’hui encore. Sinon, j’ai eu beaucoup d’estime pour quelqu’un qui a été président très peu de temps, Mohamed Boudiaf. Les Algériens sont allés le chercher à un moment où la situation était très mauvaise. J’ai eu la chance de le voir peu de temps avant sa mort. J’étais à l’époque président de France Télévisions et j’avais suggéré à Jean-Marie Cavada de faire une « Marche du siècle » avec Boudiaf, qui était alors chef d’État. J’y suis allé. Nous avons dîné en tête à tête et il m’a dit : « Je ne laisserai pas ces criminels qui utilisent l’islam se propager en Algérie, mais il faut d’abord que je m’attaque à la corruption. » Eh bien, il en est mort. Sankara aussi, je l’ai bien connu. Ce que j’aimais chez lui, c’était le désintérêt personnel. Ce n’était pas un homme d’argent. Quand j’étais président de TF1, deux chefs d’État m’appelaient régulièrement. Houphouët et Sankara. Quand Houphouët me téléphonait, c’était pour dire : « J’ai l’impression que Mitterrand ne m’aime pas, il y a un mauvais article dans L’Unité » – l’hebdomadaire socialiste que dirigeait alors Claude Estier. J’essayais de le convaincre que Mitterrand n’y était pas pour grand-chose. Alors que Sankara, lui, m’appelait pour me demander si j’avais des caméras ou du matériel télévisuel d’occasion pour qu’il équipe la télévision burkinabè.
 
Et le pire d’entre eux ?
Bokassa. C’est le plus gros ratage. Et le pire, c’est qu’en France on en a joué. Que l’on ait pu retransmettre le sacre en direct, je n’en reviens toujours pas. Bon, c’était sous la France de Giscard, mais quand même.
 
Parlons de l’avenir… En dehors de l’écriture, qu’avez-vous envie de faire ?
Eh bien, tant que je suis présentable, profiter de la vie. Vous savez, j’ai quand même 84 ans, je n’ai rien à attendre, rien à demander.
 
Quand et pourquoi aviez-vous décidé de raser votre barbe légendaire ?
À partir du moment où les autres ont décidé de faire pousser la leur ! Je l’ai portée au moment où personne ne la portait. Je rejette totalement l’effet du mimétisme.
 
Pour conclure ?
Une chose que la vie m’a apprise, c’est de ne pas se faire d’illusions sur la nature et la lâcheté humaines. J’ai vu que ceux qui applaudissaient Pétain étaient les mêmes qui ont ensuite applaudi De Gaule. Ça m’avait frappé. L’homme est un loup pour l’homme. Mais il y a aussi des gens formidables. Quant à l’Afrique, je conclurai en disant qu’il faut regarder devant. En 2050, sur 10 milliards d’individus dans le monde, 2 milliards seront Africains. Le continent est donc pour moi, quelles que soient ses difficultés, symbole d’avenir. Et s’il fallait terminer par une petite phrase, je dirais : La France est notre patrie et l’Afrique notre devenir…
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