août 2017
Sofia Boutella

De Bab el Oued à Hollywood

Par Fouzia MAROUF
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Enfant intrépide des quartiers populaires d’Alger, reine du break dance dans les rues de Paris, danseuse pour Madonna… Et maintenant, étoile montante du cinéma américain, qui terrorise Tom Cruise (La Momie, c’est elle !) et s’apprête à hypnotiser l’Atomic Blonde Charlize Theron. Retour sur une success-story singulière, de la capitale algérienne aux studios de Los Angeles.
 
Regard de braise, sourire ravageur, épaules droites et jambes interminables… Difficile d’associer une origine, tant les traits félins que dessine son visage sèment le trouble. Est-elle perse ? Orientale ? Sud-Américaine ? 1,65 mètre de beauté brute et une silhouette de rêve… Who’s that girl ? Un avis de recherche sommaire pourrait indiquer ceci : Sofia Boutella, 35 ans, née en Algérie, danseuse adoptée par la France et, désormais, actrice installée à Los Angeles. Voilà pour un résumé lapidaire. La réalité, plus complexe bien sûr, est que nous sommes en présence d’un objet d’énergie non identifiée, acquise au fil de prestigieuses expériences et collaborations : Mariah Carey, Rihanna ou Madonna, pour ne citer qu’elles.
 
 .                                                                                                                 Sofia Boutella. ARMANDO GALLO/ZUMA STUDIO/RÉA                                         
 
Dans le milieu de la danse, après un passage par le classique, sa formation initiale, elle s’est imposée comme l’une des plus talentueuses de sa génération, passant avec aisance du style hip hop/jazz, au genre contemporain. Au cinéma, à l’affiche de La Momie, elle a volé la vedette à Tom Cruise, avec qui elle a assuré la promotion de cette super-production sortie en France en juin. Si Alex Kurtzman, le réalisateur du reboot, a  été conquis par sa performance physique (depuis ses rôles dans Kingsman : services secrets (2015) et Star Trek 3 (2016), Sofia a hésité à accepter le rôle d’Ahmanet, sexy et terrifiante, princesse d’Égypte ancienne : «  Je lui ai dit que c’était un honneur d’avoir une forte personnalité féminine dans un film, confie-t-elle à AM. Mais je ne voulais pas qu’elle soit un monstre sans aucune compréhension de ce qu’elle faisait. » 
 
Rassurée par l’écoute du cinéaste, Sofia accepte le défi. Très physique, son rôle de monstre, qui l’a menée en Namibie, a demandé l’apprentissage de l’égyptien ancien et, chaque jour, plus de six heures de maquillage. « Ça a été un rôle très éprouvant tant psychologiquement que physiquement », confie son père, Safy Boutella, célèbre compositeur algérien (lire encadré), qui a assisté aux séquences de tournage à Londres.
 
 GYMNASTIQUE ET UNDERGROUND 
 
 L’homme, resté proche de sa fille et qui l’a toujours encouragée, nous reçoit dans son studio d’enregistrement niché en région parisienne. Ses productions musicales, encadrées, fleurissent l’espace confiné. Il revient  volontiers sur l’enfance de Sofia, passée à Bab El Oued, un quartier populaire d’Alger où elle est née. 
 
   
 
(...) Retrouvez l'intégralité de l'article SOFIA BOUTELLA, DE BAB EL OUED À HOLLYWOOD dans le numéro double d'AM.... En kiosque !
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