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Défi

L’industrie portuaire au sommet de la vague

Par Jean-Michel Meyer - Publié en décembre 2020
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SHUTTERSTOCK

En dix ans, plus de 50 milliards de dollars ont été investis dans le secteur, hissant Tanger Med, Port-Saïd et Djibouti parmi les 50 premiers ports mondiaux. Mais avec les effets du Covid-19 et le défi de l’hinterland, l’activité reste sous tension.

L’effort a été colossal. Ces dix dernières années, des ports africains ont connu une forte ascension, jusqu’à figurer dans le top 50 mondial, comme Tanger Med, Port-Saïd et Djibouti, relèvent Okan Partners et l’Africa CEO Forum dans un rapport intitulé «Les ports en Afrique, accélérer la mutation», publié en octobre 2020.

Un enjeu de taille puisque plus de 80 % des échanges avec le continent transitent par les ports. Le secteur «a fait l’objet d’investissements massifs, notamment pour permettre l’accueil des navires de dernière génération», explique le rapport. Entre 2005 et la fin du premier semestre 2019, «les investissements privés dans les ports africains ont atteint 15 milliards de dollars». En y ajoutant les apports publics, ce sont plus de 50 milliards de dollars qui ont été injectés. Soit «13 fois plus que sur la période 1990-2004».

L’intérêt de la Chine, premier partenaire commercial du continent, n’est pas étranger à cet essor. Pékin a placé des fonds, ou...

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